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Liste des articles dans la catégorie sante.

Chirurgie au laser contre le cancer

Des chercheurs canadiens sont parvenus à modifier le matériel génétique d’une cellule cancéreuse grâce à une nouvelle méthode de nanochirurgie au laser.

 

L’équipe du Pr Michel Meunier, de l’École Polytechnique de Montréal (Canada), a réussi à modifier l’expression de gènes dans des cellules tumorales, à l’aide d’une technique chirurgicale qui combine un laser à impulsions ultracourtes et des nanoparticules d’or.  Déposées sur les cellules, les nanoparticules concentrent l’énergie du laser et permettent d’intervenir chirurgicalement de façon extrêmement précise et non invasive. Cette méthode pourrait être utilisée pour freiner la migration des cellules cancéreuses et ainsi éviter la formation de métastases.

Selon l’étude publiée dans la revue Biomaterials, l’expérience, menée sur des cellules humaines de mélanome malin, a montré une efficacité de 70 %. Par ailleurs, cette technique a obtenu un rendement de modification trois fois supérieur aux techniques conventionnelles de transfection cellulaire comme la lipofection, qui permet d’injecter du matériel génétique dans une cellule. Contrairement aux traitements conventionnels, la nouvelle méthode, en  présentant une toxicité inférieure à 1 %, préserve les cellules.

Baumgart J, Humbert L, Boulais É, Lachaine R, Lebrun JJ, Meunier M. Off-resonance plasmonic enhanced femtosecond laser optoporation and transfection of cancer cells. Biomaterials. 2012 Mar;33(7):2345-50. Epub 2011 Dec 15.

Le 15 mars 2012


Le sexe n’est pas interdit aux cardiaques

L’American Heart Association (association des cardiologues américains) vient de préciser les risques et les bénéfices liés à l’activité sexuelle, notamment pour les cardiaques, dans une déclaration publiée dans la revue Circulation.

Selon l’American Heart Association, les cardiaques ne courent pas plus de risques lors d’une relation sexuelle que les personnes non malades : « le risque d’accident cardiaque durant l’activité sexuelle est minuscule, simplement parce que l’acte ne dure pas assez longtemps », indique l’association. Menée sur de jeunes hommes mariés, l’étude estime qu’une activité sexuelle avec la partenaire habituelle équivaut à l’effort nécessaire pour monter deux étages à pieds (ou celui d’une marche énergique). Les cardiologues français ont l’habitude d’ajouter qu’il vaut mieux se baser sur la montée de trois étages à pieds lorsqu’il s’agit d’une aventure extraconjugale ou d’un rapport qui a lieu dans une situation inhabituelle ou stressante. Soit que l’effort est plus soutenu, soit que les hormones de stress libérées dans l’organisme augmentent sensiblement le risque cardiaque.

Dans sa déclaration, l’association américaine rappellent que moins de 1% des accidents cardiaques se produisent durant l’acte sexuel. Par ailleurs, des études ont montré qu’entre 0,6 % et 1,7 % de morts subites avaient lieu lors d’un acte sexuel. On notera qu’il s’agissait d’hommes, dans 8 à 9 cas sur dix, et surtout que les trois quarts des victimes étaient engagés dans un rapport sexuel extraconjugal, ce qui confirme le rôle du stress ou de l’effort excessif.

Sexual Activity and Cardiovascular Disease : A Scientific Statement From the American Heart Association. Glenn N. Levine, Elaine E. Steinke, Faisal G. Bakaeen, Biykem Bozkurt, Melvin D. Cheitlin, Jamie Beth Conti, Elyse Foster, Tiny Jaarsma, Robert A. Kloner, Richard A. Lange, Stacy Tessler Lindau, Barry J. Maron, Debra K. Moser, E. Magnus Ohman, Allen D. Seftel and William J. Stewart. Circulation published online January 19, 2012 http://circ.ahajournals.org/content/early/2012/01/19/CIR.0b013e3182447787

 

Le 20 janvier 2012


Journée mondiale de lutte contre le sida

Journée mondiale de lutte contre le sida dans medecine ruban-rougeComme tous les ans, le 1er décembre est consacré à la lutte contre le sida, à la prévention et l’information sur la recherche. Cette année, cette journée est placée sous l’objectif zéro : zéro infection, zéro discrimination, zéro décès.

 Fin 2010, 34 millions de personnes vivaient avec le sida dans le monde, soit une augmentation de 17 % par rapport à 2001, d’après le rapport 2011 de l’ONUSIDA. 2,7 millions de nouvelles infections et 1,8 million de personnes sont décédées de causes liées au sida en 2010 : trente après la découverte du premier cas de sida, la maladie fait encore des victimes.

En France, l’épidémie de sida semble connaître une relative stabilité depuis 2007, selon une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS). L’InVS indique également que le dépistage du virus VIH a du mal à progresser. On observe un relâchement depuis le début des années 2000, face à une maladie qui suscite moins de craintes grâce à l’efficacité des traitements. Pourtant, le diagnostic précoce présente un double avantage crucial : d’une part, la personne atteinte bénéficie plus rapidement et plus efficacement d’un traitement et d’autre part le risque d’infecter d’autres personnes diminue.

« Le sida n’est pas du tout un problème réglé. Mais avec un effort politique et financier conséquent on pourrait voir le début de la fin du sida dès 2015, explique Guillaume Grosso, président pour la France de l’association internationale One. Après des années de hausse, le financement de la lutte contre le sida est en chute et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a des difficultés grandissante pour se financer ».

Alors, le 1er décembre, on arbore tous le ruban rouge !

Le 30 novembre 2011


Toujours plus de cancers de la thyroïde

Considéré comme rare il y a trente ans, le cancer de la thyroïde est aujourd’hui plus fréquent.

Selon un rapport de l’Institut de veille sanitaire (InVS), le nombre de cancers de la thyroïde a augmenté de 6 % par an en moyenne en France de 1980 à 2005. Pour expliquer cette hausse, les auteurs évoquent principalement les évolutions des pratiques médicales et diagnostiques.

Le cancer de la thyroïde est environ trois fois plus fréquent chez la femme que chez l’homme. En 2005, il occupait le 5ème rang pour l’incidence et le 21ème rang pour la mortalité par cancers chez la femme (5 073 cas par an et 256 décès). Chez l’homme avec 1 599 cas et 147 décès, il occupait le 19ème rang pour ces deux indicateurs.

En outre, la France présente, dans certains départements (Tarn, Vendée et Isère), les taux parmi les plus élevés en Europe voire même au monde. Pour d’autres départements (Haut-Rhin, Bas-Rhin), on note des taux relativement bas.

L’InVS souligne également que la surveillance des cancers de la thyroïde est justifiée par le fait que cette pathologie peut être induite par une exposition aux rayonnements ionisants, notamment suite aux retombées de l’accident de Tchernobyl sur le territoire français.

Alors, cette évolution est-elle liée à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, fin avril 1986 ? Les auteurs du rapport précisent que l’augmentation est ancienne et continue depuis 1975. Elle a commencé avant 1986 et ne semble pas s’être accélérée après.

Néanmoins et compte tenu des effets à (très) long terme des rayonnements ionisants, aucune hypothèse ne paraît fermée.

Pour en savoir plus sur le cancer de la thyroïde

Télécharger le rapport au format Acrobat (pdf – 1,21 Mo)

Pour l’ARC, le 8 juin 2011


GIST : découverte d’un nouveau marqueur qui permettrait d’améliorer le traitement

Des chercheurs français ont identifié un nouveau marqueur pronostique chez des patients atteints de tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST). Cette découverte pourrait permettre de soigner plus efficacement les patients.

Pourquoi certaines tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) sont-elles résistantes à l’imatinib, le traitement de référence de ces cancers ? Le professeur Laurence Zitvogel et son équipe (unité Inserm 1015, Institut Gustave Roussy) ont découvert un marqueur pronostique responsable d’une moindre réponse à ce traitement. Il s’agit d’une forme du récepteur NKp30, présent à la surface d’un type de cellules immunitaires appelées natural killers.

L’équipe a mis en évidence que le récepteur NKp30 peut prendre différentes formes chez les patients. Chez ceux résistants au traitement par l’imatinib, c’est la forme NKp30c qui est majoritairement retrouvée. Cette résistance est inexistante chez les porteurs des deux autres formes du récepteur, NKp30a et NKp30b. Contrairement à ces deux formes, le récepteur NKp30c ne permet pas l’activation d’une voie de défense immunitaire contre la tumeur ce qui expliquerait au moins en partie la résistance à l’imatinib. En effet, la présence de la forme NKp30c est liée à la sécrétion d’une protéine, l’interleukine-10, qui éteint les réponses immunitaires contre la tumeur.

Outre le fait d’avoir mis en évidence un marqueur prédictif de la réponse à l’imatinib dans les GIST, les chercheurs soulignent que cette découverte permettrait d’améliorer le traitement des patients. Il semblerait en effet envisageable de restaurer la réponse immunitaire en bloquant l’interleukine-10 à l’aide d’anticorps spécifiques.

Au cours des dix dernières années, l’ARC a soutenu les travaux de l’équipe du Pr Zitvogel sur le rôle de différentes cellules immunitaires dans la réponse immunitaire anti-tumorale, pour un montant global d’un peu plus de 243 000 euros.

Delahaye NF, Rusakiewicz S, Martins I, Ménard C, Roux S, Lyonnet L, Paul P, Sarabi M, Chaput N, Semeraro M, Minard-Colin V, Poirier-Colame V, Chaba K, Flament C, Baud V, Authier H, Kerdine-Römer S, Pallardy M, Cremer I, Peaudecerf L, Rocha B, Valteau-Couanet D, Gutierrez JC, Nunès JA, Commo F, Bonvalot S, Ibrahim N, Terrier P, Opolon P, Bottino C, Moretta A, Tavernier J, Rihet P, Coindre JM, Blay JY, Isambert N, Emile JF, Vivier E, Lecesne A, Kroemer G, Zitvogel L. Alternatively spliced NKp30 isoforms affect the prognosis of gastrointestinal stromal tumors. Nat Med. 2011 Jun;17(6):700-7. Epub 2011 May 8.

Pour l’ARC, le 6 juin 2011


Cancer du sein : découverte d’une protéine impliquée dans la formation des métastases

Une équipe autrichienne a découvert comment les cellules cancéreuses quittent la tumeur pour s’implanter dans les ganglions lymphatiques et créer des métastases.

Lorsqu’un cancer du sein se développe, il est fréquent que des métastases se forment dans les ganglions lymphatiques environnants. Des cellules tumorales peuvent ensuite quitter ces ganglions sentinelles pour métastaser dans d’autres ganglions lymphatiques, notamment au niveau des aisselles. Comment les cellules se déplacent-elles ? Des chercheurs ont découvert que les cellules cancéreuses traversent la paroi des vaisseaux lymphatiques. Leurs observations montrent que cette invasion ne peut se faire sans une enzyme, la 15-lipoxygénase. En effet, cette protéine produit un petit composé organique à partir de l’acide arachidonique qui permet de percer des trous dans la paroi des vaisseaux.

Ceci suggère que l’inhibition de la 15-lipoxygénase et des enzymes similaires pourrait prévenir la formation de métastases. Les chercheurs ont également observé que la baicaléine, une substance naturelle anticancéreuse extraite de la racine de Huang-chin (Scutellaria baicalensis, une plante médicinale chinoise), s’avère efficace dans la prévention de la formation de la lipoxygénase.

Pour en savoir plus sur le cancer du sein

Kerjaschki D, Bago-Horvath Z, Rudas M, Sexl V, Schneckenleithner C, Wolbank S, Bartel G, Krieger S, Kalt R, Hantusch B, Keller T, Nagy-Bojarszky K, Huttary N, Raab I, Lackner K, Krautgasser K, Schachner H, Kaserer K, Rezar S, Madlener S, Vonach C, Davidovits A, Nosaka H, Hämmerle M, Viola K, Dolznig H, Schreiber M, Nader A, Mikulits W, Gnant M, Hirakawa S, Detmar M, Alitalo K, Nijman S, Offner F, Maier TJ, Steinhilber D, Krupitza G. Lipoxygenase mediates invasion of intrametastatic lymphatic vessels and propagates lymph node metastasis of human mammary carcinoma xenografts in mouse. J Clin Invest. 2011 May 2;121(5):2000-12. doi: 10.1172/JCI44751. Epub 2011 Apr 11.

Pour l’ARC, le 1er juin 2011


Parution du rapport sur la situation de la radiothérapie en France en 2010

L’Institut national du cancer a publié un état des lieux de la radiothérapie française en 2010. Ce rapport s’inscrit dans le cadre du Plan Cancer 2009-2013 qui prévoit de suivre le dispositif de radiothérapie tant sur le plan quantitatif que qualitatif.

En 2009, plus de 164 000 patients atteints de cancer ont été traités par radiothérapie (19,4 %). Ce nombre reste relativement stable entre 2007 et 2009, avec une légère tendance à la diminution (- 1,06 %). On constate que les femmes traitées par radiothérapie ont en moyenne 62 ans, contre 72 ans pour les hommes.

Avec 177 centres en activité, l’offre de soin en radiothérapie française est l’une des premières d’Europe. La modernisation du parc des appareils de traitement se poursuit : entre 2003 et 2009, leur nombre total a progressé de 15 %. Près de la moitié des appareils (47 %) avaient, en 2009, moins de 6 ans. Plus de 90% des centres de radiothérapie ont à disposition et utilisent les autres équipements nécessaires à la préparation et la délivrance des traitements..

Pour continuer à progresser dans l’offre de soins en radiothérapie et réduire les inégalités d’accès, 4 grandes recommandations sont proposées par l’Institut :

  • Généraliser l’utilisation de certaines techniques pour le calcul préalable puis la mesure de la dose de rayonnement reçue par le patient au cours d’une séance de traitement, selon les recommandations de l’Afssaps, en cohérence avec les critères d’agrément INCa ;
  • Poursuivre le développement aux techniques permettant d’optimiser la dose délivrée au sein de la tumeur et de la diminuer dans les tissus sains environnants dans les cancers ORL et de la prostate ;
  • Développer l’accès dans chaque région à la radiothérapie de haute technicité car ces nouvelles techniques sont associées à un nombre réduit de séances ;
  • Accompagner la mise en œuvre et l’évaluation de traitements innovants de radiothérapie peropératoire comportant moins de séances.

    Pour en savoir plus sur la radiothérapie

    Situation de la radiothérapie en 2010 – INCa – mars 2011 (Pdf à télécharger)

    Pour l’ARC, le 30 mai 2011


    Un test sanguin pour dépister un cancer du pancréas ?

    Des chercheurs américains ont identifié une protéine présente dans le sang qui permettrait de détecter un cancer pancréatique.

    Une récente étude montre que l’haptoglobine, une protéine du sang, aurait des structures différentes chez les personnes non-malades, celles atteintes de  pathologies non cancéreuses du pancréas telles que le diabète ou une inflammation, ou en cas de cancer du pancréas. L’analyse de sa structure permettrait même de différencier les stades précoces des stades avancés du cancer du pancréas.

    L’étude, réalisée sur 31 échantillons sanguins par spectrométrie de masse (technique qui sépare les molécules en fonction de leur poids moléculaire), a révélé que les structures des sucres de l’haptoglobine diffèrent selon l’état de santé du pancréas.

    Encore préliminaire, cette étude ouvre la voie au développement d’une méthode qui permettrait d’examiner plusieurs centaines d’échantillons simultanément. Si elle s’avère fiable, cette nouvelle technique de diagnostic pourrait être utilisée pour le suivi des personnes fortement exposées au risque de développer un cancer du pancréas.

    Pour en savoir plus sur le cancer du pancréas

    Lire également la brochure de l’ARC sur les cancers du pancréas (Pdf à télécharger)

     

    Lin Z, Simeone DM, Anderson MA, Brand RE, Xie X, Shedden KA, Ruffin MT, Lubman DM. Mass spectrometric assay for analysis of haptoglobin fucosylation in pancreatic cancer. J Proteome Res. 2011 May 6;10(5):2602-11. Epub 2011 Mar 31.

    Pour l’ARC, le 26 mai 2011


    Bientôt un traitement local contre les papillomavirus ?

    Des chercheurs ont mis au point une nouvelle piste de traitement contre ces virus responsables de nombreux cancers.

    Comment traiter les infections à papillomavirus humain (HPV) ? Des chercheurs américains ont créé une molécule inhibitrice, dirigée contre une protéine de ces virus à l’origine de nombreux cancers, dont le cancer du col de l’utérus, certains cancers ano-génitaux, de la tête et du cou.

    La multiplication du papillomavirus et l’activation de ses gènes qui causent les cancers sont contrôlées par la protéine E2. Les scientifiques sont parvenus à mettre au point une protéine, E2R, qui s’associe à la protéine E2 et l’empêche de fonctionner normalement. Ils ont montré dans des cellules en culture que la présence de la protéine E2R inhibe l’activation par E2 des gènes du virus. Cette protéine E2R pourrait ainsi bloquer la multiplication du virus et éviter la transformation cancéreuse des cellules infectées. Les résultats de l’étude suggèrent que le traitement serait efficace contre le HPV-16 et le HPV-18, deux souches à haut risque de provoquer des cancers.

    Et comme les vaccins actuels ne suffisent pas à stopper la progression constante de l’épidémie, cette molécule constituerait un grand espoir.

    Pour en savoir plus sur les papillomavirus et les cancers

    Pour en savoir sur les cancers de la sphère ORL

    Pour en savoir plus sur les cancers de l’utérus

    Lire également la brochure de l’ARC sur les cancers du col de l’utérus (Pdf à télécharger)

    Bose K, Meinke G, Bohm A, Baleja JD. Design and characterization of an enhanced repressor of human papillomavirus E2 protein. FASEB J. 2011 Jul;25(7):2354-61. Epub 2011 Apr 11.

    Pour l’ARC, le 24 mai 2011


    Un traitement local pourrait freiner la progression du mélanome

    Des chercheurs viennent de découvrir qu’ISC-4, un composé qui s’applique localement, pourrait prévenir la formation des mélanomes.

    Lors de leurs travaux, les chercheurs se sont intéressés aux protéines Akt3 qui, dans 70 % des cas de mélanome, sont anormalement actives dans les cellules cancéreuses qu’elles rendent immortelles. Les bloquer rétablirait le mécanisme de mort cellulaire qui permet normalement l’élimination des cellules endommagées ou à renouveler.

    Les chercheurs ont alors mis au point l’ISC-4,  un composé dérivé des isothiocyanates, des molécules naturellement présentes dans certains légumes, qui inhibent les protéines Akt3. Les résultats des tests précliniques montrent que des applications locales et répétées d’ISC-4 réduisent l’expansion des cellules tumorales de 80 % à 90 %, tout en préservant les cellules normales. En effet, l’ISC-4 détruit 2 à 5 fois plus de cellules cancéreuses que de cellules saines.

    Si les résultats se confirment, l’application locale d’ISC-4 permettrait de traiter des lésions non opérables.

    Pour en savoir plus sur les cancers de la peau

    Lire également la brochure de l’ARC sur les cancers de la peau (Pdf à télécharger)

    Nguyen N, Sharma A, Nguyen N, Sharma AK, Desai D, Huh SJ, Amin S, Meyers C, Robertson GP. Melanoma chemoprevention in skin reconstructs and mouse xenografts using isoselenocyanate-4. Cancer Prev Res (Phila). 2011 Feb;4(2):248-58. Epub 2010 Nov 19.

    Pour l’ARC, le 19 mai 2011